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mardi, 16 mai 2006

Exercice Arts Visuels N°3 Réponse

Ces deux œuvres sont des citations d'autres œuvres.

La photographie de Guy Bourdin (1928-1991) est une citation d'un tableau de...

medium_bourdin_magritte.2.jpg



... René Magritte, Les Amants, de 1928

medium_Magritte_lesAmants_1928_.jpg



Le tableau de René Magritte, Perspective : Mme Récamier de David, de 1950 est un pastiche ...

medium_magritte_MmeRecamier_1950_.2.jpg



... du tableau de Jacques Louis David, Mme Récamier, de 1800.

medium_david_MmeRecamier_1800_.jpg



Citations, autocitations, détournements, emprunts, pastiches, parodies et plagiats abondent tout au long de l'histoire de l'art et notamment au 20e siècle.



Quelques sources pour en savoir plus :

Rubrique Détournement, parodie & Citation sur ce blog

Citation et plagiat par le CRDP de Créteil
Emprunts et citations dans les arts visuels du XXe siècle
Vraies Semblances, photos de Frank Horvat (cliquez sur miniatures)


Exercice N°4 (comparaison d'œuvres)



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Exercice Arts Visuels N°5 Réponse

medium_Pollockno8_1948.3.jpgJackson Pollock
(1912-1956)
N°8
1948
Abstraction gestuelle
ou expressionnisme abstrait

 



medium_Klein_Anthropometrie1960.2.jpgYves Klein
(1928-1962)
Anthropométrie de l'époque bleue
1960
Nouveau Réalisme



Ce qui est commun
Ce sont deux tableaux en deux dimensions datant du 20e siècle.

Ces deux œuvres sont des expressions liées au corps.
Dans les deux cas l'artiste n'a pas utilisé de pinceau
et n'a pas été au contact avec la surface peinte.


Avec une peinture très fluide, Pollock invente la technique
du dripping (égouttage).
L'artiste projette la peinture sur la toile posée sur le sol avec
de gros pinceaux ou une boîte métallique dont le fond est percé. Ses outils ne touchent pas la surface de la toile mais produisent des giclures et des coulures.
La primauté est accordée au geste, au corps en mouvement.

Yves Klein se sert de corps de femmes comme pinceaux vivants.
Après avoir enduit le corps de ses modèles de peinture bleue,
il en recueille les empreintes sur une toile.

Ce qui est différent
Le tableau de Pollock est polychrome.
Celui de Klein est monochrome.

 

Exercice N°6



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Exercice Arts Visuels N°2 Réponse

medium_VanHoogstaten_quodlibet_1666_.3.jpgDocument 1
Samuel Van Hoogstaten
Peintre hollandais du 17e siècle
Quodlibet
(pêle-mêle en trompe-l'œil)
1666

 

 

medium_Magritte_treason1929.2.jpgDocument 2
René Magritte
(1898-1967)
La Trahison des images
1929
Artiste surréaliste belge



Ce qui est commun
Ce sont deux tableaux, en deux dimensions.
Ils sont figuratifs et représentent des objets.
Ils sont tous deux peints dans des tons chauds.

Ce qui est différent
Les objets de Van Hoogstaten sont traités de façon extrêmement réalistes en respectant les différentes matières.
La pipe de Magritte est stylisée, simplifiée, sans effet imitatif.

Ces deux œuvres nous parlent de la représentation
du monde selon deux approches radicalement opposées.


Van Hoogstaten tente dans les deux dimensions de faire
« plus vrai que le vrai ». Le trompe l'œil joue sur l'illusion.
Le peintre crée une "supercherie" destinée à surprendre
et tromper le spectateur qui a envie de toucher ces objets,
pour vérifier qu’ils sont bien réels.
Magritte, lui, nous met en garde contre les images.
Celles-ci ne sont que représentation de la réalité et non pas
la réalité elle même. C'est pourquoi il précise :
« Ceci n'est pas une pipe », sous entendu, mais la représentation d'une pipe...
Pour expliquer ce qu'il a voulu représenter à travers cette œuvre, Magritte a déclaré ceci : « La fameuse pipe, me l'a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe ? Non, n'est-ce pas, elle n'est qu'une représentation.
Donc si j'avais écrit sous mon tableau "ceci est une pipe" , j'aurais menti ! »


Ces deux images renvoient au questionnement de Blaise Pascal : « Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses dont on n'admire point les originaux ».

A propos du réel
par François Brune, sémiologue.

1 - L’image n’est jamais le réel
Qu’il s’agisse d’une pipe, d’un soleil couchant ou de mon beau visage, l’image n’est jamais le « réel ».
On ne peut même pas dire qu’elle reflète « le » réel, puisqu’elle ne peut chaque fois qu’en refléter un reflet, à un moment donné.
Aussi « réaliste » que prétende être l’image d’un objet, aussi spectaculaire que puisse nous sembler l’aspect phénoménal des choses qu’on croit « saisir » en le photographiant, nous n’appréhendons chaque fois qu’une apparence parmi une infinité d’autres, et ceci à un instant précis parmi une infinité d’autres instants...
Même au pur plan visuel, même en n’en visant que la plus plate reproduction, l’image ment toujours dans la mesure où elle sélectionne une très infime partie du visible, où elle l’amplifie par ce simple choix, et où elle cache du même coup tout ce qu’elle ne montre pas.
Qu’on le veuille ou non, l’image « réaliste » ne peut à la fois vous donner la face et le profil. Montrer la face, c’est toujours cacher le profil. Et vice versa.
Ainsi, dans le seul ordre du visible, l’exhibition d’une image occulte tout le reste, c’est-à-dire l’infini miroitement des choses...

2 - L’impression d’évidence est un leurre
Or, en dépit de ces simples constats, l’image bénéficie d’un préjugé constant : sa transparence à la réalité.
On croit – on veut – tenir en elle l’objet auquel elle renvoie.
Étymologiquement, le visible c’est l’évident – ce qui « saute aux yeux ».

Exercice N°3 (comparaison d'œuvres)



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Exercice Arts Visuels N°4 Réponse

medium_pollaiolo.2.jpgPiero del Pollaiolo
(1443-1496)
Le Martyre de Saint Sébastien.
1475
Renaissace Quattrocento

 

 





medium_herge_crabe.2.jpgHergé
(1907-1983)
Tintin. Le Crabe aux pinces d'or.
1943

 




Ce qui est commun
Ce sont deux images en deux dimensions.
Elles sont figuratives
Ont y voit des personnages.
Elles ont un effet de profondeur, de perspective.
Elles sont narratives (elles racontent une action).

Ces deux œuvres tentent de créer du mouvement
dans l'image.

A cinq siècles d'intervale les deux créateurs sont confrontés
au même problème : comment raconter une action,
comment faire passer la notion de durée et de mouvement
dans une seule et unique image ?


Pollaiolo et Hergé utilisent le même principe pour résoudre
ce problème :
ils décomposent l'action au moyen de plusieurs personnages.
Chaque personnage représente un moment de l'action.
La succession des personnages (des moments de l'action)
crée une cinétique qui retrace le mouvement
et fait vivre la narration.
Dans le cas d'Hergé : personnage allongé, personnage à genoux, personnage prêt à partir qui se retourne, personnages qui s'enfuient.

Exercice N°5 (comparaison d'œuvres)



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Exercice de dénotation Le Parfum : Réponse

Exercice de dénotation Le Parfum : Réponse
 
medium_LeParfum.4.jpg



Messages linguistiques

Les noms et prénoms de 4 acteurs, sur 2 lignes superposées
et le mot “ET”.
Le titre du film, 2 mots sur une ligne : LE PARFUM.
L’accroche placée sous le titre, 3 mots sur une ligne :
HISTOIRE D’UN MEUTRIER.

Messages iconiques

Dans la partie haute de l’image, une femme rousse, allongée
sur le dos, la tête penchant en arrière et orientée vers le bas
(à l’envers pour celui qui regarde), les yeux clos, le corps recouvert d’un drap (ou d’une robe ?) formant des plis.
Seuls la tête, l’abondante chevelure, le buste, la naissance
de la poitrine, le bras gauche tenant une rose sont visibles.
La chevelure ondulée, le bras et la rose tête en bas “tombent” vers le bas de l’image.
Le bras est orienté vers la gauche.
A partir du ventre, le corps disparaît dans le fond de l’image.
Il y a deux espaces vides au dessus et en dessous du visuel
du personnage.

Messages plastiques

> Format d'origine : affiche.
Format à l'écran 120 x 160 mm, orienté à la française.

> Type d’image : figurative, photographique et retouchée (relativement réaliste mais avec un effet “irréel”)

> Proportion : l’espace est partagé en deux (blanc en haut
et rouge/brun-rouge en bas).
Le corps vu en raccourci (perspective) établit la jonction entre
ces deux masses.

> Composition : relativement centrée.
Les lignes de textes forment des horizontales statiques.
Le corps et le bras forment un angle qui anime l’image.
Le corps crée une première oblique gauche/droite, puis le bras une seconde oblique droite/gauche.
Les 2 lignes avec les noms d’acteurs sont centrées.
Le titre et l’accroche sont légèrement décentrés vers
la droite.
Le corps et le visage occupent le tiers supérieur de l’image.
La chevelure et le bras les 2 tiers inférieurs.

> Cadrage : plan rapproché (éventuellement plan moyen) à fond perdu (ou fond hors-champ)

> Angle de vue : plongée.

> Netteté/Profondeur de champs : le visage est net, la pointe des cheveux et le bas du corps sont flous.

> Organisation des valeurs : l’ensemble de l’image est enrobée d’une lumière douce venant du dessus (peu d’ombre).
Le modelé est faible, atténué.

> Environnement coloré : dominantes les rouges et bruns rouges (chevelure, lèvres, sourcils, bas de l’image, textes du haut) et le blanc (drap-robe, haut de l’image et textes du bas).
Les tons de chair, blanc crème des pétales de rose et la tonique verte de la tige (complémentaire du rouge)

> Lignes directrice : possibilité d’une lecture en Z : lignes de texte du haut - diagonale du bras - titre en bas. L’image est construite pour que l’œil arrive au titre : par le visage, puis le bras, par la rose, par la chevelure.
A noter que : visage, bras, titre, chevelure forment un triangle.

> Texture : dans la partie haute du blanc matiéré par les plis de tissus, dans la partie basse du brun-rouge “vaporeux” partiellement texturé par les ondulations des cheveux.

> Typographie
Textes du haut (6 items) : en brun-rouge, tout cap, elzévir, romain (droit), prénom centré au dessus du nom
dans un corps plus petit.
Textes du bas (8 items) : 2 lignes, justifiées, en réserve blanche, tout cap, elzévir, romain (droit), accroche dans un corps plus petit, le P de Parfum dans un corps supérieur que le reste du mot.
Le tracé des lettres semble légèrement irrégulier.



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lundi, 15 mai 2006

Etymologie : bijou


Le mot bijou date du XVIe siècle. Il vient du breton bizou "anneau pour le doigt". En breton un biz est un doigt.
Bijou a donné bijoutier qui à l’origine, au XVIIe siècle signifiait "qui aime les bijoux" et bijouterie. Peu à peu, bijou a partiellement éliminé joyau.


L'origine de "l'objet" bijou se perd dans la nuit des temps.
Les tombes préhistoriques sont en effet riches de bijoux en coquillages, ivoire, dents, pierres perforées et pierres précieuses.
Initialement le bijou était un talisman et avait une fonction religieuse et magique : protéger contre les forces obscures et les mauvais sorts.
Le mot talisman vient du grec telesma qui signifie rite religieux. Telesma a ensuite pris la forme arabe de tilsam ou tilasm devenue talisman au XVIIe siècle.

Symboliquement, le bijou représente le pouvoir, temporel ou spirituel, la connaissance ésotérique et bien évidemment l'amour et la passion.
D'où les nombreux sens accordés à leurs formes et matériaux.

À noter que le mot bijou appartient à la famille des 7 exceptions: hibou, pou, caillou, genou, bijou, chou et joujou, qui prennent un x au pluriel.

Robert Desnos a composé ce célèbre poème en leur honneur.

Ce sont les mères des hiboux
Qui désiraient chercher les poux
De leurs enfants, leurs petits choux,
En les tenant sur les genoux.
Leurs yeux d’or valent des bijoux
Leur bec est dur comme des cailloux
Ils sont doux comme des joujoux,
Mais aux hiboux, point de genoux !

Jean-Pierre Dubois

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