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samedi, 09 août 2014

L'Aurige de Delphes

L'Aurige de Delphes
   

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L'Aurige de Delphes - Bronze - vers -475 

 

Élie Faure - Histoire de l'art - L'art antique  

"L'esprit philosophique, on le voit naître au début du Ve siècle, encore hésitant, étonné du jour, avec l'Aurige, avec les statues d'Egide.
La science sculpturale, qui n'a point à copier la forme, mais à établir les plans qui nous révèlent sa loi de structure profonde et ses conditions d'équilibre, la science sculpturale est constituée.
L'Aurige est droit comme un tronc d'arbre, charpenté par-dedans, défini par tous ses profils.
C'est un théorème de bronze. Mais dans les plis de sa robe rigide, dans ses étroits pieds nus plaqués au sol, son bras nerveux, ses doigts ouverts, dans ses épaules musculeuses, son cou large, ses yeux fixes, son crâne rond, une onde circule, lente, qui par saccades un peu raides tente de faire passer d'un plan à l'autre les forces de vie solidaires qui les ont déterminés. Mêmes surfaces implacables, mêmes passages durs dans les guerriers d'Egide, avec quelque chose de plus : ce chemin abstrait allant d'une figure à l'autre, à travers le vide, et faisant un tout continu, encore gêné et sans souplesse, et comme mécanique, mais où le sens des relations s'éveille irrésistible, fleur demi-close et ferme qui veut s'ouvrir.

Tout se tient. L'évolution plastique, l'évolution morale montent dans un même flot pur…"

 

 

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E. H. Gombrich - Histoire de l'art - Le grand éveil
La Grèce du VIIe au Ve siècle av. J.-C.  

"... Cette tête diffère totalement de l'art grec tel qu'on pourrait l'imaginer si on ne regardait que des copies. Les yeux, souvent privés d'expression dans les statues de marbre ou vides dans les statues de bronze, sont ici faits de pierres de couleur, selon l'usage constant de l'époque.
Les cheveux, les yeux et les lèvres sont légèrement dorés, ce qui communique au visage une certaine chaleur et richesse, sans, toutefois, rien de vulgaire ni de voyant.
On voit bien que l'artiste n'a pas cherché à imiter un visage particulier avec toutes ses imperfections, mais qu'il est parti de sa connaissance de la forme humaine.
Nous ne savons pas si l'Aurige de Delphes était "ressemblant", sans doute ne l'était-il pas du tout dans le sens où nous l'entendons aujourd'hui. Mais c'est l'image très convaincante d'un être humain, toute de beauté et de simplicité."

Jean-Pierre Dubois 



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