lundi, 30 juillet 2007
Étymologie de termes mythologiques et symboliques
Adam : de l'hébreu adamah, terre argileuse de couleur rougeâtre. Adonis (jeune homme d'une grande beauté) : vient d'Adonis, héros réputé pour sa beauté. Tué par un sanglier, son sang se serait répandu créant une fleur d'un rouge éclatant. Alchimie : de l'arabe al-kîmiyâ, "pierre philosophale". Du grec khêmia, "magie noire", de l'égyptien kem, "noir". Ammoniac vient d'Ammon, divinité égyptienne. Les grecs désignaient par ammoniakon les sels recueillis près des temples de Zeus Ammon. Androgyne (figure humaine à deux têtes, masculine et féminine). Du grec andros, "homme", et guné, "femme". Représente l'union harmonieuse des principes masculins et féminins. Ange : du grec angelos, "messager". Aphrodisiaque vient d'Aphrodite, déesse grecque de l'Amour. Apollon (bel homme) vient d'APOLLON, dieu grec de la Beauté. Astrologie : du grec astron, "astre, étoile", et logos, "discours, parole". Au-delà : désigne "l'autre rive" de l'Achéron, fleuve menant au royaume des morts. Auréole : du latin aureola, "couronne d'or". Aurore : du latin aurora, du nom de la fille d'Hypérion et de Théia dans la mythologie grecque. Boréal (du Nord) vient de Borée, fils d'un Titan et de l'Aurore, divinité grec du Vent du Nord. Céréale vient de Cérès, déesse romaine des récoltes. Chaos (désordre des forces naturelles) : du grec khaos, "fente, fissure". Christ : du grec khristos, "oint". Chronocrator : du grec khrônos "temps" et kratos "force, puissance". Principe ordonnateur du temps. Nouveau Soleil du zodiaque chrétien. Ciel : du latin caelum, identifié avec le dieu Uranus chez les grecs. Cosmos : du grec kosmos, "bon ordre". Crépuscule : du latin crepusculum. La racine creper signifie "obscur". Croix : du latin crux, "tourment, torture". Dédale (labyrinthe) vient de Daïdalos "Dédale", architecte légendaire grec, constructeur du labyrinthe de Crète et père d'Icare. Échelle : du latin scala, "monter". Enfer : du latin infernus, "inférieur, d'en bas". Éolienne vient d'Éole, dieu grec du Vent. Érotisme vient d'Éros, divinité grec de l'Amour. Été : du latin aestas, dont la racine signifie "chaleur brûlante". Éve : de l'hébreu hawwà, "mère de tous les vivants". Firmament : du latin firmamentum, "appui, soutien". Flore vient de Flora, déesse romaine de la végétation et des fleurs. Fontaine : du latin fons, "source, fontaine". Forêt : du bas latin forestis, dont la racine signifie "en dehors de l'enclos". Fortune : du latin fortuna, dérivant de fors, "sort, hasard". Géant vient des Gigas, monstres gigantesques que Zeus dut vaincre pour être le maître des Dieux. Hélium vient d'Hélios, dieu grec du soleil. Hermaphrodite (individu bisexué) : vient d'Hermaphroditos, enfant bisexué d'Hermès et d'Aphrodite. Hermétisme vient du dieu grec Hermès, assimilé à Toth, dieu égyptien de l'alchimie. L'hermétisme désigne l'ensemble des doctrines alchimiques. Hiéroglyphe (écriture sacrée) : du grec hieros, "saint, sacré", et de gluphein (graver). Horoscope : du grec horoskopos, "qui considère (skopein) l'heure". Idée : du grec eidos, "forme, apparence, image" (idée-forme), et par extension essence intelligible. Idole : du latin idolum (image), du grec eidôlon (simulacre, fantôme, portrait, représentation imaginaire). Figure ou statue représentant une divinité que l'on suppose adorée dans son apparence sensible. Jacinthe (ou hyacinthe) vient de Huakinthos, personnage changé en fleur par Apollon. Janvier (premier mois de l'année) vient de Janus, dieu romain du commencent. Limbes : du latin limbus, "bordure, marge". Macrocosme : du grec makros, "grand" et kosmos, "univers, monde". Mandorle (gloire ovale en forme d'amande) : de l'italien mandorla, "amande". Mardi vient de Mars, divinité grecque de la Guerre. Mars (le mois) vient de Mars, divinité grecque de la Guerre. Martial (relatif à la guerre, à l'armée.) vient de Mars, divinité grecque de la Guerre. Mélancolie : du grec melagkholia, "humeur noire", bile noire". Mentor (conseiller) vient de Mentor, héros grec, chargé de l'éducation de Télémaque, fils d'Ulysse. Mercredi vient de Mercure, dieu romain du commerce et des voleurs, et messager des dieux (Hermès grec). Mère : du latin mater, "mère, matrice". Microcosme (correspondance entre le corps humain et l'univers). Du grec mikros, "petit", et kosmos, "univers, bon ordre". Midi : du latin meridies, "milieu du jour". Miroir : vient de "mirer", du latin mirare, "regarder attentivement". Mois : du latin mensis, dont la racine signifie " mesurer". Monstre : du latin monstrum, "signe des dieux, prodige". Morphine vient de Morphée, dieu des songes. Muse (ce qui inspire un artiste) vient des MUSES, divinités des arts libéraux. Nymphéa (nénuphar) vient des Nymphes, divinités greco-romaines, personnifiant la nature. Odyssée (voyage mouvementé) vient de l'Odyssée, poème d'Homère, relatant les aventures d'Ulysse. Ouranos (divinité personnifiant le ciel) : du grec Ouranós, "ciel étoilé, firmament". Ouroboros (Roi serpent) : du copte ouro "roi" et de l'hébraïque ob "serpent". Représente l'éternité, le cycle de la vie, emblème primordial de la création) Océan : latin Oceanus, grec Okéanos, fils du ciel Ouranos et de la terre Gaia. Oeuf : du latin ovum, de la racine awi, "oiseau". Orphéon (fanfare) vient d'Orphée, personnage symbole de la création poétique et musicale. Panique vient du grec panikos, de Pan, dieu champêtre, dont l'apparition subite peut être terrifiante. Paradis : du persan pairi-daéza, signifiant "jardin entouré d'un mur". Pénates (demeure, foyer). Penus "intérieur de la maison". Vient des Pénates, dieux romains de la maison. Planètes : du grec planetes, "errant". Polycéphale : du grec polus, "nombreux", et képalê, "tête". Printemps : du latin primus tempus, "premier temps". Pronostic (prévision des événements futurs) : du grec prognostikein, "connaître à l'avance". Rite : du latin ritus, "cérémonie religieuse, usage, coutume". En sanscrit, rita, "ce qui est conforme à l'ordre". Sagesse : du grec sophia. Saisons : du latin statio "halte, demeure". Position du soleil lors des solstices et des équinoxes. Satan (l'adversaire) : de l'hébreu satan, "entraver, contrarier, contrecarrer". Sciences : du latin scienta, du verbe, scire, "savoir". Songe : du latin somnium, "rêve, chimère". Spéculer : du latin speculari, "observer, épier". Tempéraments : du latin temperamentum, du verbe temperare, "mélanger dans de justes proportions". Temple : du latin templum (tempare = diviser), dérivé du grec temnein (découper). Initialement partie du ciel délimité par les augures. Voir l'article. Temps : du latin médiéval tempus, dont la racine signifie "couper, diviser". Terre : du latin terra, dont la racine signifie "partie sèche". Tétramorphe (quadriforme : image du Sphinx ou personnifications zoomorphiques des quatre évangélistes). Du grec tétra, "quatre", et morphê, "forme". Trinité : du latin trinitas, provenant de l'adjectif trinus, "triple, trois en un". Vanité : du latin vanitas, dérivant de vanus, "vide, vain, trompeur, fugace, éphémère". Vendredi vient de Vénus, déesse romaine de l'amour et de la beauté. Vénérien (maladies sexuellement transmissibles) vient de Vénus, déesse romaine de l'amour et de la beauté. Vertu : du latin virtus, dont la racine vir signifie "homme". Vice : du latin vitium, "défaut, vice, péché". Ville : du latin villa, "ferme", puis "village", puis "ville". Voyage : du latin viaticum, "viatique, ce qui sert à faire la route". Zodiaque : du grec zodiakos, dérivé de zôdion, "figure d'un animal". Zôon signifie "être vivant, animal". Zoomorphe (figure humaine associée à des parties animales). Du grec zôon, "animal", et mor.
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mardi, 28 novembre 2006
Etymologie : le temple

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lundi, 15 mai 2006
Etymologie : le seigneur des bijoux
Le mot bijou date du XVIe siècle. Il vient du breton bizou «anneau pour le doigt».
En breton un biz est un doigt.
Bijou a donné bijoutier qui
à l’origine, au XVIIe siècle signifiait «qui aime les bijoux» et bijouterie.
Peu à peu, bijou a partiellement éliminé joyau.
L'origine de «l'objet» bijou se perd dans la nuit des temps.
Les tombes préhistoriques sont en effet riches de bijoux
en coquillages, ivoire, dents, pierres perforées et pierres précieuses.
Initialement le bijou était un talisman et avait une fonction religieuse et magique : protéger contre les forces obscures
et les mauvais sorts.
Le mot talisman vient du grec telesma qui signifie rite religieux. Telesma a ensuite pris la forme arabe de tilsam ou tilasm devenue talisman au XVIIe siècle.
Symboliquement, le bijou représente le pouvoir, temporel
ou spirituel, la connaissance ésotérique et bien évidemment l'amour et la passion.
D'où les nombreux sens accordés à leurs formes et matériaux.
À noter que le mot bijou appartient à la famille des 7 exceptions: hibou, pou, caillou, genou, bijou, chou et joujou, qui prennent un x au pluriel.
Robert Desnos a composé ce célèbre poème en leur honneur.
Ce sont les mères des hiboux
Qui désiraient chercher les poux
De leurs enfants, leurs petits choux,
En les tenant sur les genoux.
Leurs yeux d’or valent des bijoux
Leur bec est dur comme des cailloux
Ils sont doux comme des joujoux,
Mais aux hiboux, point de genoux !
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mercredi, 19 avril 2006
Etymologie : le palimpseste

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mercredi, 22 février 2006
Etymologie : est-ce perluète ou esperluète ?
L'esperluète c'est ça : &.
Ce signe que l'on appelle également "et commercial".
C'est une ligature (signe composé de plusieurs lettres liées) entre le E et le T, qui forme une abréviation.
La plus ancienne trace figure sur un fragment de papyrus datant d'environ 45 après J.-C. dans le style de la cursive. Dès l'époque mérovingienne, ce signe est régulièrement utilisé par les scribes.
Tous les calligraphes et les grands créateurs de caractères ont ensuite perpétué cette tradition au fil des siècles. Lors de la création d'une nouvelle police de caractères, le concepteur peut en effet exprimer pleinement sa créativité et son sens artistiques dans l'esperluette dont les formes sont déclinées dans une infinie variété.
Pourquoi ce nom ?
Avant le XIXe siècle, cette abréviation était intégrée à l'alphabet, en 26e position, après le Z.
Elle était prononcée à la façon latine : ète. Les écoliers qui récitaient leur alphabet terminaient ainsi : … ixe, igrec, zède, ète, et plaisantaient en ajoutant perluète, esperluète ou pirlouète. D'autres étymologies sont avancées, mais celle-ci est la plus ludique !
L'esperluète au goût du jour
Ce signe typographique, non verbal, traité en deux teintes d'orange, est le nouveau logo France Telecom.
Il a été choisi car le "et commercial" évoque la relation, la liaison et le commerce.
C'est effectivement la figure d'un nœud qui symbolise l'union.
Selon les créateurs du logo, la symbolique de l'esperluète est puissante et universelle.
Sources
Pour tout l'or des mots - Claude Gagnière
Étapes graphiques N°65
http://www.bleu.net/esperluette/info00.htm
http://www.adobe.fr/type/topics/theampersand.html
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