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mercredi, 20 mars 2019

Exercice N°9 (Analyse d'œuvres)

Exercice N°9 (Analyse d'œuvres)

Reconnaissez-vous ces œuvres et leurs auteurs ?
De quel mouvement artistique s'agit-il ?
Quel est le point commun entre toutes ces créations ?

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Document N°1

 

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Document N°2

 

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Document N°3

 

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Document N°4

 

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Document N°5




Voir les éléments de réponse






































Les éléments de réponse



d16a33950533acbe7808e910c911b1ae.jpgDocument N°1
Arman
Home Sweet Home
1960

 

 

 

 

 



11041ddb49339aa33a4aafe9d8549c7a.jpgDocument N°2
César
Compression Ricard
1962

 

 

 

 

 



7626cbfc78ed1d042f2d92813d5847a4.jpgDocument N°3
Christo
Wrapped Cans
1958

 

 

 

 





8bbf092999bcc12b8c0cfe8a9dc8888d.jpgDocument N°4
Daniel Spoerri
Restaurant City Tableau-Piège
1965

 

 

 

 

 



4ece3709e0ef1637b68e0c28c071f02e.jpgDocument N°5
Jacques Villeglé
122 rue du Temple Affiche lacérée
14 avril 1965

 

 

 

 



Ces 5 artistes appartiennent au mouvement du Nouveau Réalisme créé en 1960 sous l'impulsion du critique Pierre Restany, théoricien du groupe.

Le point commun de ces œuvres est l'utilisation d'objets du quotidien pour s'approprier le réel.
Au cours des années soixante, les objets fabriqués envahissent la vie quotidienne.
L'Occident entre dans la société de consommation.
Contrairement à leurs contemporains, artistes du Pop Art, les Nouveaux Réalistes manifestent une attitude critique de la société de consommation.

Les Nouveaux Réalistes effectuent des "prélèvements" de la réalité auxquels ils appliquent des interventions plastiques riches et variées :

Arman procède par accumulation

César réalise des compressions dirigées

Christo a recours à l'empaquetant. Il cache et il révèle.

Spoerri effectue une présentation sans intervention.
"Ne voyez pas ces tableaux-pièges comme de l'art (...)
Ils dirigent le regard vers des régions auxquelles, généralement, il ne prête pas attention, c'est tout"


Villeglé fait un prélèvement sur la "vérité de la rue" en décollant et lacérant des affiches.
"Je travaille avec l'objet abîmé, qui vous ramène au tourment ; même si la couleur compense la déchirure."



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Exercice Arts Visuels N°4

Exercice Arts Visuels N°4

Qu'ont en commun ce tableau de Pollaiolo
et ce dessin d'Hergé ?

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Tableau de Pollaiolo.

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Dessin d'Hergé.


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Réponse Exercice N°4



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jeudi, 01 février 2018

Exercice Arts Visuels N°2 Réponse

medium_VanHoogstaten_quodlibet_1666_.3.jpgDocument 1
Samuel Van Hoogstaten
Peintre hollandais du 17e siècle
Quodlibet
(pêle-mêle en trompe-l'œil)
1666

 

 

medium_Magritte_treason1929.2.jpgDocument 2
René Magritte
(1898-1967)
La Trahison des images
1929
Artiste surréaliste belge



Ce qui est commun
Ce sont deux tableaux, en deux dimensions.
Ils sont figuratifs et représentent des objets.
Ils sont tous deux peints dans des tons chauds.

Ce qui est différent
Les objets de Van Hoogstaten sont traités de façon extrêmement réalistes en respectant les différentes matières.
La pipe de Magritte est stylisée, simplifiée, sans effet imitatif.

Ces deux œuvres nous parlent de la représentation
du monde selon deux approches radicalement opposées.


Van Hoogstaten tente dans les deux dimensions de faire
« plus vrai que le vrai ». Le trompe l'œil joue sur l'illusion.
Le peintre crée une "supercherie" destinée à surprendre
et tromper le spectateur qui a envie de toucher ces objets,
pour vérifier qu’ils sont bien réels.
Magritte, lui, nous met en garde contre les images.
Celles-ci ne sont que représentation de la réalité et non pas
la réalité elle même. C'est pourquoi il précise :
« Ceci n'est pas une pipe », sous entendu, mais la représentation d'une pipe...
Pour expliquer ce qu'il a voulu représenter à travers cette œuvre, Magritte a déclaré ceci : « La fameuse pipe, me l'a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe ? Non, n'est-ce pas, elle n'est qu'une représentation.
Donc si j'avais écrit sous mon tableau "ceci est une pipe" , j'aurais menti ! »


Ces deux images renvoient au questionnement de Blaise Pascal : « Quelle vanité que la peinture qui attire l'admiration par la ressemblance des choses dont on n'admire point les originaux ».

A propos du réel
par François Brune, sémiologue.

1 - L’image n’est jamais le réel
Qu’il s’agisse d’une pipe, d’un soleil couchant ou de mon beau visage, l’image n’est jamais le « réel ».
On ne peut même pas dire qu’elle reflète « le » réel, puisqu’elle ne peut chaque fois qu’en refléter un reflet, à un moment donné.
Aussi « réaliste » que prétende être l’image d’un objet, aussi spectaculaire que puisse nous sembler l’aspect phénoménal des choses qu’on croit « saisir » en le photographiant, nous n’appréhendons chaque fois qu’une apparence parmi une infinité d’autres, et ceci à un instant précis parmi une infinité d’autres instants...
Même au pur plan visuel, même en n’en visant que la plus plate reproduction, l’image ment toujours dans la mesure où elle sélectionne une très infime partie du visible, où elle l’amplifie par ce simple choix, et où elle cache du même coup tout ce qu’elle ne montre pas.
Qu’on le veuille ou non, l’image « réaliste » ne peut à la fois vous donner la face et le profil. Montrer la face, c’est toujours cacher le profil. Et vice versa.
Ainsi, dans le seul ordre du visible, l’exhibition d’une image occulte tout le reste, c’est-à-dire l’infini miroitement des choses...

2 - L’impression d’évidence est un leurre
Or, en dépit de ces simples constats, l’image bénéficie d’un préjugé constant : sa transparence à la réalité.
On croit – on veut – tenir en elle l’objet auquel elle renvoie.
Étymologiquement, le visible c’est l’évident – ce qui « saute aux yeux ».

Exercice N°3 (comparaison d'œuvres)



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