mardi, 14 mars 2006

Nouvelle sidérante

Figurez-vous que l’univers a peut-être la forme d’un ballon de football ! “Des scientifiques ont émis l'hypothèse que l'univers serait clos, sphérique et constitué de plaques pentagonales attachées les unes aux autres... comme un ballon de football”. J’ai appris ça l’autre jour et ça m’a perturbé. Ça ne vous fait rien à vous de vous retrouver dans un énorme ballon de foot ? Ça se trouve, il peut se dégonfler ou éclater à tout moment ! Je ne comprends rien, ni au football, ni à l’astrophysique, mais je vais tout vous raconter. Alors comment il a fait le gars pour nous trouver un truc pareil ? Le gars, c’est un mathématicien américain : Jeffrey Weeks. Il a épluché des données astronomiques fournies par le satellite WMAP de la Nasa, qui explore le "bruit de fond" du cosmos. (Ah bon ? Parce qu’il y a du ramdam là-haut ?) En fait, le "bruit de fond", ça signifie “les résidus de radiations du Big Bang”. Vous voyez le genre ! Weeks et son copain, l'astrophysicien français Jean-Paul Luminet, ils remarquent un truc qui m’avait complètement échappé : “les creux et les bosses des résidus du Big Bang disparaissent presque entièrement”. Alors que, vous vous en doutiez, “ ces grumeaux devraient être de toutes les tailles possibles et imaginables. Autrement dit : une infinité de tailles possibles”. (J’en vois trois ou quatre dans le fond qui ne suivent pas !) Et là, Euréka ! Weeks et Luminet (les Rolls et Royce de la cosmologie) ils se disent que “l'Univers n’est tout simplement pas assez grand pour abriter les "grumeaux" les plus gros”. C.Q.F.D. Bon sang mais c’est bien sûr ! Donc l’univers est fini et doit faire dans les 70 milliards d'années-lumière d'une "extrémité" à l'autre. Évidemment ça paraît grand quand on vit dans un trois pièces-cuisine, mais “c’est considérablement plus petit qu'un cosmos infini”. Autant être franc avec vous, même en relisant douze fois l’article je suis à des années lumières d’y comprendre quoi que ce soit. Le trou noir. J’ai retenu qu’il y avait des grumeaux dans la sauce cosmique (véridique !), des creux et des bosses dans les micro-ondes du Big Bang (allô Darty !) et qu'un vaisseau spatial ne risquerait jamais de heurter le "bord" du cosmos. Ouf, là ça m’a plutôt rassuré dans mes projets de voyages intersidéraux. Donc, bien qu’il y ait des “grumeaux” dans le cosmos, l’univers n’a pas la forme d’une crêpe mais celle d’un ballon de football. Essayez de vous en souvenir. Pour alimenter la conversation c’est quand même autre chose que l’augmentation du prix des cigarettes ou les inondations dans le Sud de France. Moi je veux bien qu’il ressemble à un ballon de foot l’univers, si ça peut faire plaisir à messieurs Weeks et Luminet. Mais alors que fait l’arbitre ? Qu’attend-t-il pour distribuer des cartons rouges ? Et quand sifflera-t-il la fin de la partie ?

dimanche, 01 janvier 2006

Flash attaque !

Avouez qu’elles vous énervent, vous aussi ! Vous avez beau les chasser… elles rappliquent sans arrêt. Pire que des mouches en été sur une belle tartine de confiture. Vous avez beau mettre la petite flèche dans le petit carré en haut à gauche et leur décocher un méchant clic rageur… y’a pas, faut qu’elles insistent. ELLES, ce sont les « fenêtres volantes ». Vous savez, ces foutues pub qui vous parasitent les balades sur le Net. Aussi pénibles que les moucherons dans les sous-bois (décidément j’ai la métaphore insectophobe !) Faut-il être un vicieux de l’HTML et un tordu du Flash pour vous inventer des cochonneries pareilles… Paraît que ça s’appelle des pop-up. En référence aux gadgets publicitaires, en carton avec pliage sophistiqué et élastique incorporé, qui vous sautent à la figure (ça c’est de l’impact !). Vous, tranquillement, vous lisez les nouvelles du jour sur votre journal en ligne, en caressant votre souris (je parle du petit boîtier connecté à votre micro-ordinateur, que vous déplacez sur une surface plane afin de désigner un point sur l’écran de visualisation afin d’agir sur lui. Ouf, merci Robert). Vous repérez l’article de votre éditorialiste préféré . Vous cliquez sur : « Tiers-Monde : une famine qui n’en finit pas ». Et crac, irruption de la pop-up ! « Ce magnifique panier garni Spécial Fête avec foie gras et Jurançon à un prix défiant toute concurrence rien que pour vous ! ». Non, non vous ne rêvez pas ! Vous lui fermez son caquet à la fenêtre volante et vous la renvoyez à son néant numérique. Vous cliquez pour lire un autre article. Devinez ? En voilà une autre qui vient vous squatter l’écran pour vous vendre des DVD. Elle est bête ou quoi cette pop-up, vous n’avez même pas de lecteur ! Sans parler des sournoises, celles qui s’accumulent derrière la fenêtre de votre navigateur au fil de votre consultation. Vous fermez votre fenêtre principale et oh ! surprise, vous avez vingt-cinq petites fenêtres racoleuses éparpillées sur votre écran… Évidemment ça incite au juron ! Dans la famille « volantes », les soucoupes tant redoutées n’ont pas encore lancé leur offensive. Par contre les « fenêtres volantes » ont bel et bien envahi le web, avec des rêves de domination planétaire. Tous aux abris antipublicitaires, les pop-up attaquent !

samedi, 28 mai 2005

Des cacahuètes et quelques noisettes

medium_ecureuil.3.jpg Je ne sais pas vous, mais moi, voilà des années que j’ai la désagréable sensation de travailler pour gagner trois cacahuètes. D’ailleurs, il n’y a pas que moi qui le dit. Selon une étude de CERC-Association, «Le niveau de vie des ménages qui ont leur salaire pour seul revenu, s’est effondré depuis 20 ans...». Le pouvoir d’achat moyen n’a guère connu de progression depuis les années 70. Comme quoi, le grand retour des « seventies » ne touche pas que la mode et la musique ! La classe moyenne c’est pile moi : moyen à peu près partout, et pas tellement de moyens. Bref, entre Carlton et cartons. Fort heureusement, quelques rares bonnes nouvelles viennent épisodiquement trouer de leurs scintillements euphorisants le sombre et pesant velours de nos quotidiens maussades. Etes-vous au courant ? Les comptes qui le sont aussi peuvent être rémunérés. Et qui saute le premier sur l’occasion ? ... c’est l'écureuil. Vous savez celui des Caisses d’épargne. D’ailleurs l’aimable animal « épargnophile » annonce la couleur, en pleine page, dans les quotidiens. L’œil pétillant, le sourire malicieux et beaucoup de panache, surtout dans la queue, il n’hésite pas le petit rongeur. Détournant le célèbre tableau de Delacroix, il prend carrément la place de notre Marianne nationale, brandissant le drapeau français sur les barricades. Gonflé le bestiau ! «14 avril 2005. Une banque française rémunère les comptes courants* dès le premier euro.» Alors là, bravo ! L’astérisque, elle dit, en tout petit, petit (ou sont passées mes lunettes ?) ... «Offre soumise à conditions, renseignez-vous dans votre agence.» Alors, voyons voir cette rémunération : 0,5 % pour un solde jusqu’à 2500 €. (Ah zut, faut que mon compte soit positif !) Ainsi un compte créditeur de 2 000 € en moyenne (genre contribuable moyen) pendant une année donne droit à 7,30 € d’intérêts. Je lis la déception dans vos regards. Accrochez-vous à votre Prozac, ce n'est pas fini ! Ensuite, il faut retirer la contribution forfaitaire de 6 €, ce qui fait qu’il reste la somme rondelette de 1,30 € ! On frôle la mesquinerie ! «Dis donc l’écureuil, t’as pas l’impression de nous rouler dans le Nutela ? Tu ne serais pas du genre écureuil volant ? C’est vrai que t’es d’un naturel à planquer et à compter tes noisettes. Alors, joue pas les héros sur les barricades. Tu plis ton drapeau tricolore et tu retournes dans ta cage pédaler dans ta roue. Quoi t’es pas un hamster ? Et alors, j' suis pas zoologue !» Moi c’est le genre de truc qui me pousserait volontiers à la taxidermie des sciuridés au pelage généralement roux, à la queue longue et en panache. Ne manquez pas notre prochaine fiche recette : le vol-au-vent farci à l'écureuil sauce financière.