jeudi, 17 juillet 2008

Rhétorique visuelle et procédés expressifs

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Allégorie. Introduction Ce que la rhétorique peut apporter à la publicité, c’est avant tout une méthode de création. En fait les idées les plus originales, les annonces les plus audacieuses apparaissent comme la transposition de figures de rhétorique répertoriées depuis de nombreux siècles. Cela s’explique puisque la rhétorique est en somme le répertoire des différentes manières par lesquelles on peut être “original”. (Jacques Durand) Dans son livre intitulé le Processus de création publicitaire, Henri Joannis indique plusieurs moyens pour ajouter de la force au message à partir de la créativité d’expression. Ces propositions intéressantes en terme de créativité sont les prolongements des figures de style les plus utilisées en publicité. Voici les principales : L’accumulation Figure d’adjonction (association) : différence. Rassemblement de différents objets (ne pas confondre avec la répétition). Article rhétorique de l'image, l'accumulation. L’anacoluthe Figure syntaxique liée à la construction de la phrase. Une anacoluthe est une rupture de construction sur le plan de la syntaxe. L’équivalent dans l’image consiste à réaliser par photomontage une image impossible : une armoire qui s’ouvre sur un paysage de vacances, un personnage qui marche au plafond ou qui sort d’un écran de télévision (image surréaliste). Exemples. L’antithèse Mise en parallélisme de deux réalités opposées créant un paradoxe. Exemple : image : un employé de bureau lance un avion en papier + texte : Cet homme est hautement productif. Exemples. L’allégorie Figure de style qui fait correspondre des représentations à des idées. Elle part d’une idée pour aboutir à une image. Matérialisation d’une idée abstraite (morale, philosophique, religieuse, ...). Par ex. la Paix, la Liberté, la Justice, les Saisons, les 5 sens, ... L’allégorie est conventionnelle, se reportant à une civilisation, une période déterminée. . Exemples. L’analogie de forme L’analogie (ressemblance) est la mise en relation de deux objets, deux phénomènes, deux situations qui appartiennent à des domaines différents mais font penser l’un à l’autre parce que leur déroulement, leur aspect, présentent des similitudes. Exemples. Le chiasme Opposition fondée sur l’inversion : “Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger” (Cicéron) “Ca passe mal ? Lysopaïne et le mal passe”. Visuellement il s’agit d’opposer et d’inverser des images afin d’en modifier la signification. Exemples. La comparaison et l’opposition Figures d’adjonctions (association) : Similarité de contenu Elles s’appuient sur un contraste. Effets euphorique/dysphorique par exemple (agréable/désagréable). Exemples. Le détournement Publicités inspirées d’une image connue de tout le monde (référence universelle). Le détournement est parfois simple altération : on change un détail et la signification devient différente. Il peut se décliner sous forme de citation, de pastiche ou de parodie. Des tableaux de Picasso détournés. Détournements réalisés par des étudiants. Détournements réalisés par des étudiants. Détournements à la façon d'Arcimboldo. L’hyperbole Figure de l’amplification : insistance, exagération. L’hyperbole, consiste dans “l’exagération des termes” en texte et/ou en image. Parfois c’est simplement l’image ou une partie de celle-ci qui est fortement agrandie. Le principe est de sublimer le produit, de le célébrer, de vanter ses charmes incomparables ! Article : Rhétorique de l'image, l'hyperbole. La litote Figure de l’atténuation. La litote est une figure de style qui consiste à dire peu pour suggérer beaucoup (c’est pas mal !). Du coup : “Moins devient plus”. Appliquée à l’image, la litote consiste à diminuer la taille d’un élément voire l’éliminer, pour paradoxalement, lui donner plus d’importance. Article : Rhétorique de l'image, la litote. La métaphore Figure de la substitution (l’expression attendue est remplacée par une autre) Figure de style qui rapproche un comparé et un comparant, comparaisons de contenus... La métaphore est un procédé de langage où l’on effectue un transfert de sens. On substitue une chose par quelque chose qui lui ressemble ou l’évoque : la racine du mal, l’espoir fleurit, ... La bi-section symbolisante : prolongement de la métaphore avec un fort heurt sémantique. Rencontre de deux univers apparemment étrangers chez qui le créateur a trouvé une zone commune, un recouvrement et de cette zone commune inattendue jaillit l’impact (une autruche avec des chaussures pour Eram). Le message se construit à partir de deux univers différents (deux champs sémantiques différents) qui deviennent signifiants tous les deux. Article : Rhétorique de l'image, la métaphore. La métonymie Figure de la substitution (l’expression attendue est remplacée par une autre). Substitution de l’effet à la cause : le réfrigérateur remplacé par un bloc de glace, la chaussure remplacée par son empreinte, ... Substitution de la cause à l’effet : la laine remplacée par un mouton, ... Remplacement d’un objet par sa destination : la radio représentée par une oreille, la télévision par un œil, ... Exemples. L’oxymoron ou oxymore Figure d’opposition, qui consiste à unir dans une même proposition des éléments apparemment contradictoires : “une obscure clarté”, “un silence éloquent”. En image : - un panier de fraises posé sur la neige (“cueillette de décembre”) Article rhétorique : la force tranquille de l'oxymore. Le paradoxe (para, contre et doxa, opinion). Opinion, affirmation allant contre l’opinion commune (doxa), les habitudes de pensée. Le paradoxe est une façon d’outrer la pensée, on cherche à créer des oppositions par une formulation qui paraît illogique. Par ex. opposition texte/image ou référence utilisée à contre-pied (image d'une grosse brute pour vendre de la douceur). À rapprocher de l’antithèse. Exemples. La personnification Forme d’anthropomorphisme qui fait prendre à un objet les caractéristiques d’un être humain. Exemples. La prosopopée Prêter la parole à des êtres absents, des morts, des animaux ou des objets. Exemples. La répétition Figure d’adjonction (association) : Identité. Multiplication du même objet (ne pas confondre avec l'accumulation). La répétition est un procédé qui appartient au behaviorisme mécaniste (matraquage direct). Le même élément est répété abondamment pour favoriser la mémorisation et le conditionnement. Exemples. Le symbole Figure de la substitution (l’expression attendue est remplacée par une autre). Comparaison devenue conventionnelle à force d’être répétée : la plume signifie la légèreté, l’œuf la simplicité ou la nouveauté, le diamant la pureté, ... Utiliser des symboles conventionnels nécessite de les mettre en scène de façon originale sinon gare au poncif ! En effet, les mêmes symboles étant utilisés et réutilisés dans les créations, ceux-ci s’usent et perdent leur pouvoir. Ils deviennent des clichés (parapluie = protection, cochon tirelire = épargne). Exemples. La synecdoque Figure de la substitution (l’expression attendue est remplacée par une autre). Substitution de la partie au tout : la voiture représentée par un volant, le personnage représenté par une partie du corps (main, pied, œil, nez), la voile pour le bateau et par extension, l’idée du voyage, etc. Exemples. La transgression de code Utiliser le code traditionnel d’un type de produits pour un autre type de produit : code de la lessive pour de la mode, code de la mode pour des produits financiers, ... Exemples. Pour approfondir les figures de rhétoriques Rhétorique et image publicitaire par Jacques Durand Université du Québec à Montréal : l'image publicitaire ComAnalysis : de nombreux articles sur l'image publicitaire. Blog BTS Com de Stéphane Lautissier
Pour tout connaître des procédés créatifs Le Processus de création publicitaire - Henri Joannis - Dunod Site web Le Jaseur

dimanche, 13 juillet 2008

Images abyssales

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La mise en abyme (ou en abîme) consiste à incruster une image en elle-même, un motif dans le motif lui-même, etc. L'idée d'abîme renvoie à un gouffre insondable. Et c'est bien ce qui se passe quand, par exemple, on se regarde, face à un miroir en ayant également un miroir derrière nous. Notre image se multiplie alors à l'infini.
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Mirror, mirror - Dessin de Laurie Lipton
Lanvin - Rumeur À l'origine, il s'agit d'un terme d'héraldique qui désigne le point central d'un écu lorsque ce point figure lui-même un écu. Ce procédé d'inclusion d'un élément dans lui-même est fréquent dans de nombreuses formes artistiques : le tableau dans le tableau, le récit dans le récit, le théâtre dans le théâtre, le cinéma dans le cinéma, … Les «poupées russes», qui s'emboîtent les unes dans les autres, présentent une mise en abyme connue de tous. En graphisme, la plus célèbre mise en abyme est celle de la boîte de "Vache qui rit" sur laquelle une vache porte des boucles d'oreilles qui elles mêmes sont des boîtes de "Vache qui rit", … Peut-être est-ce la raison de son hilarité ?
CartCom Ville de Romans - 2008
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Publicité Time Krizia - 2003
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Pochette du disque "Ummagumma" de Pink Floyd
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Affiche du film "Memento"
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Tableau de Dali "La Guerre"
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Tableau de Van Eyck "Les époux Arnolfini". Sur le mur du fond, dans le miroir, le reflet du peintre lui-même !

dimanche, 06 juillet 2008

L'Art de la "Une"

Mad.
Time, novembre 2006.
Rolling Stones.
Télérama, mai 2007
D.A. Serge Ricco - photo Antoine Le Grand
D.A. Serge Ricco - Illustration George Kaplan
20 Minutes - Mars 2004
Libération - Mars 2004
Libération - Avril 2006
Happydesign
Conception graphique un+un multimédia
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Esquire - D.A. George Lois - Muhammad Ali (1968)
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Time
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Time
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Time - Roy Lichtenstein (1968)
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Newsweek (1973)
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New Yorker (2003)
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Peret Galerie Peret site Pixelcréation
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D.A. Eric Blanchard - Illustrateur Hervé Coffinières
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Vanity Fair (1991)
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Elhadi Yazi
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Elhadi Yazi Galerie Elhadi Yazi site Pixelcréation Site d'Elhadi Yazi ASME's Top 40 Magazine Covers of the Last 40 Years

vendredi, 04 juillet 2008

Miss Tic à l'affiche

Miss Tic vient de signer l'affiche du film de Claude Chabrol La fille coupée en deux. En 1985, Miss Tic pose son premier pochoir noir et blanc dans une rue du 14e arrondissement. Depuis plus de 20 ans, ses pochoirs de femmes et ses jeux de mots poétiques font partie du paysage urbain de la capitale. Après les murs, ses œuvres se sont invitées dans de célèbres galeries. Et aujourd'hui, le style très personnel de Miss Tic est mobilisé pour de l'affichage commercial.

Outre la stylisation typique de la silouhette, vous remarquerez la typographie originale de Miss Tic.
Voir le site web de Miss Tic http://www.missticinparis.com/

Récurrences psychédéliques

Volutes, paquerettes, lettrages biomorphes, couleurs "pop" (notamment l'orange)... l'actuelle campagne de pub Ford m'offre l'opportunité d'aborder le graphisme psychédélique. Are you experienced ?

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Depuis sa naissance, par de jeunes artistes californiens dans les années 60, le style psychédélique est régulièrement cité et détourné par des créateurs, graphistes ou publicitaires. Le langage visuel psychédélique, originellement lié à la consommation de drogues hallucinogènes, est largement inspiré de l'Art Nouveau et de la Sécession viennoise, en intégrant des éléments orientaux. On y retrouve en particulier le rejet de la ligne droite en faveur des courbes, arabesques et motifs végétaux. La volonté décorative l'emporte sur la recherche de la lisibilité : un anti fonctionnalisme assumé en quelque sorte...
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Annonce presse - 2007
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Site web - 2007
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Croix Rouge - 2007
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Affiches 4x3 - 2005
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Lonely Planet - Cart'Com
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Wat - Cart'Com
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Austin Powers - 1997 - Visuel du film
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Austin Powers - 1999 - Fond d'écran
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Ich & Kar - Pop Flower - Kit de décoration Graphismes psychédéliques originaux - années 1960
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John Cleveland - Album 33 T vinyle 13th Floor Elevators - 1966
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Wes Wilson - Affiche concert - 1966
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Album 33 T vinyle Jimi Hendrix - 1967
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Barbarella - 1968 - Film de Roger Vadim avec Jane Fonda d'après la B.D. de Jean-Claude Forest
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Guy Peellaert - 1968 - B.D. Pravda la survireuse
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Tito Topin - 1969 - B.D. La langouste ne passera pas. Graphismes Art Nouveau - années 1900
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Arthur H. Mackmurdo - 1883 - Couverture de livre
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Alphonse Mucha - 1897 - Affiche Job
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Henry Van de Velde - 1898 - Visuel produits alimentaires

Milton Glaser et le style Push Pin

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Affiche 1966 Milton Glaser est né le 26 juin 1929. Graphiste et illustrateur new-yorkais renommé, il est l'un des talents marquants du graphisme, au niveau international. On lui doit notamment la fameuse affiche de Dylan, au style psychédélique typique, ou le célébrissime logo I Love NY.
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En 1954, Il fonde avec Seymour Chwast, Reynold Ruffins et Edward Sorel les Push Pin Studios. Plus tard, Paul Davis, James Mc Mullan, John Alcorn, Tim Lewis, entre autres, intègrent le studio. Durant la seconde partie du XXe, l'influence de cet atelier est considérable. Il connaîtra sa consécration internationale avec la grande exposition Push Pin Style, en 1970, au Musée des Arts décoratifs de Paris, organisée par Olivetti. En 1968, Milton Glaser crée avec Clay Felker le New York Magazine. Il quitte les Push Pin Studios en 1974, et fonde sa propre société, la Milton Glaser Inc., spécialisée dans le design pluridisciplinaire : projet éditorial, affiche, chartes graphiques, décoration intérieure,... Dessinateur concepteur d'une extraordinaire originalité, il exprime ses talents tous azimuts : logos, affiches, «unes» de magazines, pochettes de disques, couvertures de livres, génériques, … Il s'est vu décerner de nombreux prix par des organismes tels que l'American Institute of Architects et la Society of Arts, en Angleterre. Son œuvre est régulièrement exposée dans le monde entier : Musée d'Art Moderne de New York, American Institute of Graphic Arts, Centre Georges Pompidou, à Paris…
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+ d'infos et d'images http://www.miltonglaserposters.com http://www.miltonglaser.com

vendredi, 20 juin 2008

A la manière d'Arcimboldo

Giuseppe Arcimboldo (v.1527-1593) est un peintre milanais appartenant au mouvement maniériste. Peintre officiel de la cour de Prague il a réalisé une œuvre originale basée sur des compositions de fruits, fleurs, animaux et objets antropomorphes. Son travail illustre parfaitement le gestaltisme ou théorie de la forme. C'est-à-dire la perception d'un "tout significatif" (ici un portrait d'homme) plutôt qu'une accumulation "d'objets". De la même façon, on perçoit globalement un arbre et non pas un tronc, des branches et des feuilles. L'œuvre avant-gardiste d'Arcimboldo a notamment inspiré les surréalistes, tel Prévert, et de nombreux créateurs qui déclinent le principe de juxtaposition et de combinaison d'objets pour créer des visages.

Giuseppe Arcimboldo - Le Printemps (allégorie) - 1573
Giuseppe Arcimboldo - L'Eau (allégorie) - 1566
Peter Lippmann - Photographie
Jacques Prévert - Collage Intelligentzia
Jacques Prévert - Collage Sans titre
Bernard Pras - Dali - Assemblage d'objets avec effet d'anamorphose (un seul et unique angle de vision)
Bernard Pras - Marylin - Assemblage d'objets avec effet d'anamorphose (un seul et unique angle de vision)
Utagawa Kuniyoshi
Michal Batory - Affiche Théâtre National de Chaillot
Agence Marcel - Campagne Malibu 2007
Agence Cato Jonhson Paris (peintres Darigo et Lermite) Campagne Perrier 1989
Annonce presse Roc Hydra
Couverture guide de cuisine
Guide du petit paumé des marchés

dimanche, 13 avril 2008

Le carré

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Piet Mondrian Figure parfaite, le carré évoque la stabilité et la solidité. Le carré (en grec tetragon, en latin quadratus) est l'un des quatre symboles le plus universel, avec le cercle, le centre et la croix. C'est la forme du champ clôturé et de l'espace habitable chez de nombreux peuples. Le carré est l'emblème du monde créé et de la nature par opposition à l'incréé et au créateur. Il résume le symbolisme du nombre quatre, l'ordre de l'Univers et la nécessaire opposition des contraires. Il est symbole d'unité, d'intégralité et d'équilibre des quatre fonctions psychiques : pensée, sensation, intuition, sentiment. «Le carré est une figure anti-dynamique, ancrée sur quatre côtés. Il symbolise l'arrêt, ou l'instant prélevé. Le carré implique une idée de stagnation, de solidification ; voire de stabilisation dans la perfection.» (Jean Chevalier - Alain Gheerbrant) Il représente aussi les quatre directions de la boussole et permet ainsi à l'homme de s'orienter dans l'espace. Le carré établit un système de coordonnées. Il impose une structure au chaos et apporte l'ordre dans le monde. Dans son ouvrage, «Signes, symboles et mythes», Luc Benoist précise ce point : «Si la terre est caractérisée par le carré c'est parce que le soleil en fixe les axes grâce aux points extrêmes de sa course ce qui la divise en quatre parties représentant chacune une saison, en même temps que l'un des points cardinaux.» Dans l'architecture sacrée, le carré est souvent associé au cercle pour exprimer la dualité ciel-terre. C'est ainsi que de nombreux édifices possèdent une base carrée et un toit circulaire comme dans les stupas bouddhiques, par exemple. «La quadrature du cercle (matériellement impossible) symbolise le vœu d'instituer entre le céleste et le terrestre, une harmonie idéale.» (Michel Cazenave) Platon considérait le carré - et le cercle - comme étant absolument beaux en soi. Ces deux figures ont été abondamment utilisées par les artistes, à toutes les époques, et notamment par les peintres abstraits. «Le carré, (et souvent le rectangle) sont des symboles de la matière terrestre, du corps et de la réalité… Il est important de remarquer que le carré, les groupes de carrés et de rectangles, ou de rectangles et de rhomboïdes, apparaissent dans l'art moderne tout aussi fréquemment que le cercle. Le maître des compositions harmonieuses (musicales, dirais-je) de carrés est le Hollandais Piet Mondrian. En général il n'y a pas de véritable centre dans ses tableaux, mais ils constituent un ensemble ordonné d'une rigueur presque ascétique.» (Aniéla Jaffé) Le carré, exempt de toute tension, présente une certaine «neutralité et objectivité». Par sa fiabilité, sa solidité et sa stabilité, il est à l'origine de nombreux logos d'entreprises soucieuses de transmettre ces notions : Orange, FNAC, Société Générale, ENI/AGIP… Bien évidemment, la partition de la forme, la couleur retenue, la typographie et son agencement complètent et modifient la valeur symbolique du carré... mais cela est une autre histoire !
Sources >L'Homme et ses symboles «Le symbolisme dans les arts plastiques» - Aniéla Jaffé - Robert Laffont >Dictionnaire des symboles - Nadia Julien - Marabout >Signes, symboles et mythes - Luc Benoist - Que sais-je ? – PUF >Le Langage secret des symboles - David Fontana - Solars >Encyclopédie des symboles - Michel Cazenave - Le Livre de poche >Dictionnaire des symboles – Jean Chevalier-Alain Gheerbrant – Robert Laffont >Tout pour réussir sa communication imprimée - Didier Faure - Maxima

samedi, 08 mars 2008

Sémiologie Royale

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À notre gauche Ségolène, de plus en plus Royale… À notre droite, un cran en dessous, Monsieur Loyal, coûte que coûte ! Cette image d'actualité, détournée au profit d'une campagne d'affichage pour la célèbre station de radio d'un grand-duché d'Europe, est un régal pour le sémiologue - apprenti ou expérimenté. Madame, le sourire radieux, le regard franc et conquérant, les poings serrés détachés du corps, est prête à se battre. Monsieur, le sourire crispé, l'air nigaud, les mains dans les poches fait le dos rond. Madame, affiche une allure élancée, bien droite dans ses bottes, quasi hiératique. Monsieur offre une silhouette rondouillarde, tout en sinuosités dociles dans une pose digne d'un tableau baroque. Hasard ou volonté de la mise en page, le logo de l'annonceur forme un immense cache-sexe. C'est qu'en ce moment, chez les socialistes et ailleurs, les femmes ont les sondages en poupes. Il est donc préférable de cacher ce sexe dit «fort», qui politiquement n'est pas au meilleur de sa forme. La preuve, c'est que Madame domine Monsieur d'une demi-tête que l'on imagine bien pleine. Dans son ouvrage Mythologies, Roland Barthes, consacre un court chapitre à la photogénie électorale. Il y précise que : «…la photographie électorale suppose une complicité : la photo est miroir, elle donne à lire du familier, du connu, elle propose à l'électeur sa propre effigie (…) l'électeur se trouve à la fois exprimé et héroïsé, il est invité à s'élire soi-même, à charger le mandat qu'il va donner d'un véritable transfert physique : il fait délégation de sa "race".» Certes nous ne somme pas encore en campagne… quoique ! Cette image est un moment, figé par le photojournaliste, et non la mise en scène (mise en sens) d'un portrait officiel de candidate. Mais déjà le miroir est à l'œuvre.

dimanche, 17 février 2008

Détournements Art-Pub : affiches

ISCOM - Travaux d'élèves de 2e année Market Pub - PROMO 2007-2008 Projets d'affiches 4X3 basés sur des détournements d'œuvres d'art. Amandine Ramage Charlotte Bouteloup Estelle Saillard Marion Fourbé Méghan Béhar Mélody Blard Najib Ghaddar