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mercredi, 29 janvier 2014

Surréalisme

Surréalisme
 
Comme la psychanalyse, l’art surréaliste s’intéresse à la dimension du rêve, des archétypes et des sentiments refoulés.
 
Le terme “surréalisme” est inventé par Guillaume Apollinaire. André Breton le définit dans le premier Manifeste du Surréalisme (1924) comme : “un automatisme psychique pur, par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d’associations négligées jusqu’à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie.” 
 

Ernst

Max Ernst - œdipus Rex - 1922

 

Ernst

Max Ernst - La tentation de St Antoine - 1945

 
 

Dali

Salvador Dali - La persistance de la mémoire
(les montres molles) - 1931. Galerie Dali

 

Magritte

René Magritte - La Clairvoyance - 1936.

 

magritte

René Magritte - La Durée poignardée - 1939.

 

Delvaux

Paul Delvaux - La Conversation - 1944.

 

Delvaux

Paul Delvaux - Skeletons in the office - 1944.

 

Masson

André Masson - Dans la Tour du sommeil - 1938.

 

Miro

Joan Miro - La Course de taureaux - 1945.

 

art,surréalisme

Picasso - La Baignade - 1937.

 

L'objet surréaliste
Venu des premiers objets dada et des ready-mades de Marcel Duchamp, l’objet surréaliste se décline de plusieurs façons, mais toujours selon une logique anti utilitaire : objets trouvés, prélevés, objets photographiés, poétiques ou transformés, etc. Fidèle au principe de leur esthétique, illustrée par la phrase de Lautréamont : “Beau comme la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection”. Photographe et peintre, Man Ray fut aussi l’un des surréalistes les plus actifs dans l’invention et la création d’objets.

 

Oppenheim

Oppenhein Meret - Le déjeuner en fourrure - 1936.

 

man ray

Man Ray - Pain peint - 1958.

 

Brauner

Brauner - Loup-table - 1939.

 

Voir la galerie les collages de Prévert

Voir la galerie Dali



Jean-Pierre Dubois

 

Publié dans Art du XXe siècle | Lien permanent | Tags : art, surréalisme, ernst, dali, magritte, delvaux, masson, miro, picasso, man ray, brauner |  Facebook | | | | Pin it! | | Dubois Jean-Pierre |

jeudi, 02 janvier 2014

Le baiser dans l'art

Le baiser dans l'art ou l'art du baiser

 

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Fragonard - Baiser à la dérobée ou baiser volé (1766)

"Le Baiser volé, beau titre du tableau de Fragonard, montre suffisamment que la bouche est quelque chose qui s'enlève.
Elle se désire, se trouvera sollicitée par des mimiques qui lui donnent sens et se libèrent du visage en des messages voletants, de-ci, de-là, attendant de se laisser capter par une étreinte à venir.
Le baiser est toujours dérobé."

Jean-Clet Martin - 100 mots pour jouir de l'érotisme

 

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Sculpture tantrique - Temple Chitragupta à Khajurâto - Inde (XIe siècle)

 

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François Boucher - Hercule et Omphale (1735) 

 

 

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 Fragonard - Le baiser

 

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Antonio Canova - Psyché ranimée par le baiser de l'Amour (1793)

 

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François Gérard - Psyché recevant le premier baiser de l'Amour - 1797 

 

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Fussli

 

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Francisco Hayez - Le baiser (1859)

 

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Rodin - Le Baiser (1889)

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Rodin - Le Baiser (1889)

 

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Munch - Le Baiser (1895)

 

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Peter Behrens - Le baiser (1899) 

 

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Franz Von Stuck - Le baiser du sphinx (1905) 

 

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Klimt - Le Baiser (1907)

 

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Brancusi - Le Baiser (1912)

 

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Picasso - Le Baiser (1925)

 

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Magritte - Les Amants (1928)

 

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Chagall - L'anniversaire (1931)

 

Alfred Eisenstaedt

Alfred Eisenstaedt - V-J day in Time square - 1945

 

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Doisneau - Le baiser de l'hôtel de ville - Paris (1950)

 

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Picasso - Le Baiser (1969)

 

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Joël Peter Witkin - Le baiser (1982)

 

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John Wesley - First kiss : Blondie Bumstead and Ynez Sanchez (1991) 

 

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Wim Delvoye - Kiss (2000)

 

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 Andrew Leipzig - Toxic love

 

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Ange Leccia - Le baiser (1985-2004) 

 

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Banksy - Soho (2005)

 

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Andy Barter 

 

Voir galerie Baisers de papiers (BD et illustrations)

Jean-Pierre Dubois

samedi, 16 mars 2013

La trahison des images

Magritte - La trahison des images
 

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René Magritte (1898-1967) - La Trahison des images - V. 1928

Dans ce tableau, le peintre surréaliste René Magritte bouleverse le rapport entre l'objet proprement dit, sa représentation et le langage.
Son titre La trahison des images est particulièrement explicite.
En effet, une image n'est jamais l'objet "en soi" mais une représentation sujette à interprétation. 
Cette image a suscité de nombreux commentaires.
Nous commencerons, par ceux de l'auteur lui-même.


René Magritte

« Je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées ».
« Il faut que la peinture serve à autre chose qu’à la peinture »

Pour expliquer ce qu’il a voulu représenter à travers cette œuvre, Magritte a déclaré ceci : « La fameuse pipe, me l’a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe ?
Non, n’est-ce pas, elle n’est qu’une représentation.
Donc si j’avais écrit sous mon tableau « ceci est une pipe », j’aurais menti ! »

Le rapport entre l'image et sa légende
« Les titres des tableaux ne sont pas des explications et les tableaux ne sont pas des illustrations des titres. »

« L’on me reprocha également l’équivoque de mes tableaux. Quel aveu n’est-ce pas de la part de ceux qui s’en plaignent : ils avouent ingénument leur hésitation quand, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas pour les rassurer les garanties de quelque vague expert, la consécration du temps
ou un mot d’ordre quelconque ».

François Brune (sémiologue)

Devant le célèbre tableau de Magritte qui représente une pipe tout en précisant « Ceci n’est pas une pipe », le spectateur normal s’esclaffe :
– Si ce n’est pas une pipe, ben alors, qu’est-ce que c’est ?
Réponse :
– C’est la représentation d’une pipe...
– Ah ?

Eh oui ! Il y a certes quelque ressemblance formelle avec l’objet en question, ce qui permet de s’y référer.
Mais, si l’image renvoie à la réalité de la pipe, elle n’est pas une pipe.
La preuve ? On ne peut pas fumer avec…
Alors, de grâce, ne confondons pas !
Cette confusion entre le signe et la chose signifiée est pourtant tenace*. 

Elle est à la base d’une convention qu’on nomme le réalisme, pour laquelle voir c’est croire.
Convention qui peut avoir sa justification dans l’ordre artistique, mais qui devient, dans son utilisation publicitaire, une véritable culture de l’illusion.

L’image n’est jamais le réel
Qu’il s’agisse d’une pipe, d’un soleil couchant ou de mon beau visage, l’image n’est jamais le « réel ».
On ne peut même pas dire qu’elle reflète « le » réel, puisqu’elle ne peut chaque fois qu’en refléter un reflet, à un moment donné.
Aussi « réaliste » que prétende être l’image d’un objet, aussi spectaculaire que puisse nous sembler l’aspect phénoménal des choses qu’on croit « saisir » en le photographiant, nous n’appréhendons chaque fois qu’une apparence parmi une infinité d’autres, et ceci à un instant précis parmi une infinité d’autres instants…
Même au pur plan visuel, même en n’en visant que la plus plate reproduction, l’image ment toujours dans la mesure où elle sélectionne une très infime partie du visible, où elle l’amplifie par ce simple choix, et où elle cache du même coup tout ce qu’elle ne montre pas.

L’impression d’évidence est un leurre
Or, en dépit de ces simples constats, l’image bénéficie d’un préjugé constant : sa transparence à la réalité.
On croit – on veut – tenir en elle l’objet auquel elle renvoie.
Étymologiquement, le visible c’est l’évident – ce qui « saute aux yeux ».
Non seulement voir, c’est croire, mais, bien vite, n’est crédible que ce que l’on voit. N’existe que ce qui est « vu ».

*Effectivement, l’image d’un objet n’est pas l’objet lui-même.
Comme disait le sémiologue américain de la fin du 19e siècle, William James: « Le mot « chien » ne mord pas. »
Magritte, lui, a travaillé sur ce paradoxe de 1928 à 1966.

Philippe Comar (artiste plasticien et enseignant)
La perspective en jeu - Les dessous de l'image
Découvertes Gallimard

En intitulant une de ces toiles qui montre apparemment une pipe, Ceci n'est pas une pipe, Magritte met en doute notre aptitude à reconnaître le contenu d'une image.
Ce qui semblait de prime abord une évidence est brouillée par le désordre qui s'installe entre les mots et la peinture. Quelque chose se met à vaciller, nous éprouvons un malaise.
Le visible et le lisible paraissent se repousser mutuellement.
Impossible de les emboîter, ils se nient l'un l'autre.
Mais ce décalage entre le texte et l'image ne fait que renforcer l'impact du titre qui s'impose par son étrangeté comme une clef indispensable à la compréhension du tableau.
Par cette négation de l'image, Magritte nous demande de bien vouloir réviser notre jugement.
Mais si ce n'est pas une pipe, qu'est-ce donc ?
C'est une peinture, c'est-à-dire l'image d'une pipe et non une pipe.
Non pas l'objet réel, mais une figure qui montre seulement un certain aspect de l'objet, selon un certain point de vue, une certaine interprétation.

Le titre ne contredit pas le tableau, il l'affirme autrement.
Par ce titre qui court-circuite l'image et met à l'épreuve nos préjugés, le tableau ironique de Magritte appelle le spectateur à ne pas s'arrêter devant la ressemblance. (...)
Une peinture même figurative ne loge pas dans un simple titre.
Dire "ceci est une pipe" est insuffisant puisqu'il existe une infinité d'images possibles et différentes capables de la représenter, or il n'y a qu'un seul mot pour la désigner.
Il a fallu que le peintre choisisse entre toutes ces solutions.
C'est peut-être ce choix de l'auteur qu'il faut apprendre à voir, car il est lui aussi porteur d'un sens.
Non pas témoin direct de l'objet, mais témoin de la vision qu'il nous en propose. Même devant la nature, disait Delacroix, "c'est notre imagination qui fait le tableau".

 

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