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mardi, 23 avril 2019

L'art des squelettes - Skeletons art

L'art des squelettes

 

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Isabelle Dalle - Happy Bird Day

 

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Dominique Zoladz - Une promenade funèbre - Collage

 

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Basquiat - Riding death - 1988

 

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Paul Delvaux - Skeletons in the office - 1944

 

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Paul Delvaux - La conversation - 1944

 

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Witkin - Cupid and centaur - 1992

 

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Laurie Lipton - Bone China - 2009

 

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Vase en céramique Mixtèque - VII-IX siècle

 

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The very best of Grateful Dead

 

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Kelley & Mouse - Grateful Dead

 

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Flor del fango

 

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Posada - Fiesta de Calaveras

 

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Hergé - Tintin - Objectif lune

 

 

Voir l'album Skulls & Skeletons sur mon Pinterest

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mercredi, 17 avril 2019

La troublante poésie de Bomarzo

Bomarzo, il bosco sacro
 
«Vous qui allez par le monde désireux de voir hautes et stupéfiantes merveilles venez ici où sont faces horribles éléphants lions ours orques et dragons».
 

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Bomarzo - La gueule du démon


La série de photos consacrée au jardin de Bomarzo, de Dominique Zoladz, témoigne d'une double rencontre.
La première, formelle et magique, entre l’Antiquité étrusque et la Renaissance, à travers ces divinités, chimères et dragons, sculptés au XVIe siècle.
La seconde, esthétique, par le choc émotionnel émanant d’un lieu magique sur la sensibilité et l'imagination d'un artiste plasticien.

Car le parcours statuaire du bosco sacro, orchestré par le seigneur Orsini, est un stupéfiant lexique mythologique et symbolique.
Une merveille, dans le sens premier du mot : une miribilia, une chose étonnante et admirable, parfaitement captée dans cette série d'images.


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Bomarzo - La maison qui penche


La démarche artistique de Dominique Zoladz est particulièrement sensible, révélatrice de sens.
En vérité, le créateur ne cherche pas à nous re-présenter la réalité, la perception naturelle du lieu et des objets, «l’impression», mais plutôt le phénomène mental secondaire, son «souvenir».
Ainsi, nous errons dans le labyrinthe des réminiscences de l’artiste.
En nous, d’obscures forces agissent et stimulent nos émotions.
Au fil de nos visions, notre esprit effectue un travail secret et suggestif. Avec une économie de moyens maîtrisée, Dominique Zoladz illustre à la lettre les propos de Kandinsky : «En général, la couleur est un moyen d’influencer l’âme de manière directe.»

 

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Bomarzo - La nourrice



Les conventions, notre culture, nous ont conditionné à regarder l'objet photographique comme une représentation de la réalité : image réelle, évidente, univoque, fait irrécusable.
Or, face à ces «pictographies», nous sommes mystifiés !
Notre œil est trompé. «Combien d’hommes profondément distraits pénétrèrent dans des trompe-l’œil et ne sont pas revenus.» (Jean Cocteau)


En choisissant une technique de colorisation éminemment subjective, le créateur a opté pour une idéalisation,une théâtralité. Il joue de l’équivoque du noir et blanc de la photo et des encres colorées pour créer chez l’observateur une sensation curieuse, un hiatus de la perception, des aller-retours “réalité-illusion”, débouchant sur un phénomène de “relief” et de “profondeur”.
À l’objectivité de l’appareil photo, le plasticien a juxtaposé par la colorisation son affectivité et son doute.

Nous sommes, me semble-t-il, en présence d’une approche esthétique baroque, hautement ambiguë, du latin ambigere, “être en discussion avec soi-même”.

Jean-Pierre Dubois

 

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Bomarzo - La grande bouche

 

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Bomarzo - La harpie

 

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Bomarzo - Sphinge

 

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Bomarzo - La sirène

 

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Bomarzo - Les géants

 

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Bomarzo - L'arbre pierre

 

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Bomarzo - L'éléphant d'Hannibal

 

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Bomarzo - L'éléphant et le légionnaire

 

 

L'album Bomarzo sur le site de Dominique Zoladz


Voir la galerie Mémoires murales : photos de Dominique Zoladz



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vendredi, 10 mai 2013

Etymologie : le palimpseste

Le palimpseste
 
 

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Jacques Villeglé - 122 rue du Temple - 14 avril 1965
 
 
 

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Jacques Villeglé - 1965

 

 

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Dominique Zoladz - Vintimille   Voir la galerie photos

 

 

Le palimpseste désigne un manuscrit sur parchemin dont on a fait disparaître l'ancienne écriture, pour écrire de nouveau.

 
Le terme qui date du XVIe siècle provient du latin palimpsestus lui-même issu du grec palimpsêsto, "gratté de nouveau".
Palin : "à nouveau" et Psân :"s'en aller en poussière, racler". Les moines copistes médiévaux ont abondamment utilisé cette méthode.
Le parchemin étant coûteux, ils "recyclaient" d'anciens manuscrits pour y copier de nouveaux textes. La technique consistait à effacer l'ancien parchemin en le frottant avec une pierre ponce.
Ce faisant, ils détruisirent de nombreux écrits et témoignages antiques.

Dans son livre Les nourritures affectives, Boris Cyrulnik utilise l'image du palimpseste pour rendre compte du fonctionnement de notre mémoire.
En effet, dans notre cerveau, des souvenirs recouvrent d'autres souvenirs et notre histoire ressemble finalement à des strates de mémoires enfouies et endormies. Un événement ou une émotion peut faire resurgir à la surface de notre conscience un souvenir ancien et oublié.

Pour illustrer ce fait, Boris Cyrulnik cite ce passage extrait d'Un mangeur d’opium de Charles Baudelaire (p 451-453).
"Qu’est-ce que le cerveau humain sinon un palimpseste universel et naturel ? ... Oui, lecteur, innombrables sont les poèmes de joie ou de chagrin qui se sont gravés successivement sur le palimpseste de votre cerveau, et comme les feuilles des forêts vierges, comme les neiges indissolubles de l’Himalaya, comme la lumière qui tombe sur la lumière, leurs couches incessantes se sont accumulées et se sont, chacune à son tour, recouvertes d’oubli. Mais à l’heure de la mort, ou bien dans la fièvre, ou par les recherches de l’opium, tous ces poèmes vont reprendre de la vie et de la force. Ils ne sont pas morts, ils dorment... Les profondes tragédies de l’enfance... vivent toujours cachées, sous les autres légendes des palimpsestes. La passion et la maladie n’ont pas de chimie assez puissante pour brûler ces immortelles empreintes."

 

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Dominique Zoladz - Rome   Voir la galerie photos

 

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Dominique Zoladz - Venise   Voir la galerie photos

 

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Dominique Zoladz - Vintimille   Voir la galerie photos

 

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Robert Rauschenberg - Erased de Kooning - 1953 - Wiki

 

 

 

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mardi, 12 février 2013

La Peau du Temps

La Peau du Temps - Photo Dominique Zoladz
 
 
le_reveur.jpg

Le rêveur

Avec cette série, Dominique Zoladz franchit une étape décisive dans son vocabulaire plastique.
Il se libère de ses amarres photographiques et nous propose des créations apatrides. Souvenons-nous des éclaboussures colorées de ses Mémoires Murales. Beaucoup s’interrogeaient : peinture ou photo ?
Avec Bomarzo, l'origine photographique ne faisait aucun doute mais la colorisation du noir et blanc créait une équivoque de la perception ; une troublante poésie selon les mots de l’artiste.
La Peau du Temps, quant à elle, rompt radicalement avec la représentation photographique.
Ces images sont autonomes et leur "cuisine" importe peu. Pour qui connaît le parcours de Zoladz, cette série est le prolongement logique d'une démarche artistique entamée depuis près de 20 ans.
Nous y retrouvons sa trinité adorée : temps, pierre et couleurs.

Confirmant ses précédentes recherches, l’artiste poursuit une démarche esthétique empreinte de baroquisme.
J’entends par là, profusion et ambiguïté. Profusion, c'est-à-dire prodigalité de signifiants.
A contre-courant d’un minimalisme "rabougri", Zoladz prend le risque de nous offrir, dans chacune de ses œuvres, une richesse de formes et de couleurs. Quant à l’ambiguïté, retenons l’étymologie ambigere, "être en discussion avec soi-même".
Et, les images de Zoladz résonnent et raisonnent avec notre mémoire.
Perception, réminiscences, remue-méninges… le décodage nous appartient. Don précieux que cette liberté d’interprétation.
En fait, avant d’être un photographe ou un plasticien, Dominique Zoladz est un poète, un artisan doué d'un rare savoir-voir.
Pour preuve, ses tous premiers travaux : des collages parfois surréalistes, toujours poétiques. Fidèle à sa vision métaphorique, ses créations récentes dégagent une poésie fragile comme des fresques anciennes.
Une peau du temps sur le point de tomber en poussière, de tomber en oubli. Icônes évanescentes…

A propos de la fascination de l'artiste pour la statuaire, ce texte de Grégory de Sand apporte un écho. "La beauté, nous ignorons ce qu'elle est, les bibliothèques regorgent de livres qui tentent d'apporter la réponse.
Mais nous nous heurtons à une grâce de marbre qui, malgré les traces d'usure, nous contemple depuis la nuit des temps et suggère en nous le début de la réponse.”


Probablement, Zoladz recherche t-il aussi la solution à l’énigme de la beauté. Sa réponse, suggérée et provisoire, est toute en générosité sincère.
J’emprunterai, pour conclure, ces quelques mots à Christian Bobin : "Parler de peinture ce n’est pas comme parler de littérature. C’est beaucoup plus intéressant. Parler de peinture c'est très vite en finir avec la parole, très vite revenir au silence”.
Un silence contemplatif.



Voir l'album La Peau du Temps.

Voir le blog de Dominique Zoladz.



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mardi, 02 août 2011

Zoladz : Château d'Eze ruiné

Photographies argentiques de Dominique Zoladz


Images de ruines, vision méditative, allégorie d'une irréversible entropie. Prétexte à un jeu plastique de plans creusant l'image, dédale d'ombres et de lumières, d'espaces intérieurs et extérieurs. Dialogue des pleins et des vides, des courbes et des droites dans des compositions au géométrisme rigoureux. Et pour paraphraser Chateaubriand : Vanité des grandeurs humaines parmi ce château dévasté...

 

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Même série en N&B

 



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